Historique

Le concept des AMAP est né au Japon il y a plus de 40 ans. Appelé Teïkeï au pays du soleil levant, ce sont des CSA aux Etats-Unis, des ASC au Québec…

A l’époque des mères de familles japonaises s’inquiètent des conséquences de l’intensification de l’agriculture, et ont le sentiment d’empoisonner leurs enfants en les nourrissant. Elles décident alors de se regrouper et de passer un contrat avec un paysan. Ainsi, en échange de la garantie d’achat de toute sa production à l’avance, l’agriculteur s’engage à cultiver sans produits chimiques. Ainsi naissent les premiers « Teikei ». Arrivé dans le Sud de la France en 2001, le phénomène prend progressivement de l’ampleur sur tout le territoire et aujourd’hui, les AMAP continuent de se développer permettant ainsi à beaucoup de petits agriculteurs de vivre décemment.

Dans les années soixante, au Japon, des mères de familles s’inquiétèrent des conséquences de l’intensification de l’agriculture, et eurent le sentiment d’empoisonner leurs enfants en les nourrissant. Elles décidèrent alors de se regrouper et de passer un contrat avec un agriculteur : en échange de la garantie d’achat de toute sa production à l’avance, l’agriculteur s’engagea à cultiver sans produits chimiques. Ainsi naquirent les premiers « Teikei », que l’on peut traduire par « mettre le visage du paysan sur les aliments ».
Les premiers efforts des Teikei furent coordonnés par l’Association Japonaise d’Agriculture Biologique (JOAA, créée en 1971) et la Fondation pour la Recherche Internationale sur l’Agriculture Naturelle.

A la même époque en Europe (Allemagne, Autriche, et Suisse), des expériences communautaires se basant sur le même principe se développèrent.

En 1985, le concept fut importé depuis l’Europe vers les Etats-Unis et prit le nom de CSA « Community Supported Agriculture ». Ces projets apparurent dans la région de New York comme un moyen de répondre à la diminution importante du nombre d’agriculteurs et à une difficulté d’accès des populations à bas revenu à une alimentation de qualité.

Les CSA se développèrent ainsi et se répandirent jusqu’au Canada, avant de traverser de nouveau l’Atlantique pour s’implanter en Grande-Bretagne.

En 2001, suite à un voyage aux Etats-Unis durant lequel ils découvrirent les CSA, les Vuillon, agriculteurs en périphérie de Toulon (83), décidèrent de lancer la première AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) en France. Cette expérience leur permet depuis de maintenir leur activité dans une région qui a perdu en 5 ans 15 000 exploitations agricoles, surtout parmi celles de petites tailles, soit un tiers de ses effectifs.

Aujourd’hui, le phénomène continue de se propager :

  • Europe du Nord, Hongrie, Ghana, Australie, Nouvelle Zélande…
  • Au Japon, un foyer sur quatre participe à un Teikei (16 millions de personnes en 1993).
  • Aux Etats-Unis et au Canada, 1 400 CSA fonctionnent, regroupant 100 000 familles.
  • En Grande-Bretagne, 1 000 CSA existent.
  • En France, le phénomène prend progressivement de l’ampleur sur tout le territoire et aujourd’hui, les AMAP continuent de se développer permettant ainsi à beaucoup de petits agriculteurs de vivre décemment.

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